MAFIA BLUES
Contraint de fuir le Japon, un yakuza retrouve son demi-frère aux States. Menant plutôt bien leur barque en dessoudant les bandes rivales pour étendre leur territoire, le clan des deux nippons est sur la corde raide quand ils envoient pètre la toute puissante Mafia italienne..
"Je veux que les scènes violentes fassent vraiment
mal", c'est dans ces termes que l'acteur de "Violent Cop", Takeshi Kitano, décrit son 9ème long métrage en tant que scénariste et metteur en scène. "Aniki, mon frère" est un "film noir" où le
choc des cultures (orient et occident) est omniprésent et saupoudré d'une violence hardcore et frontale inhérente au code du genre du film de mafieux (plasticage de bagnoles, décapitations,
"headshots" à gogo). Avec Kitano aux commandes, on se doutait que de toute façon la brutalité ne serait pas filmée hors champ (je vous recommande le coup des baguettes rentrées dans le pif, j'ai
encore mal pour le pauvre gus..). L'ascension aussi rapide que la chute d'un clan des plus cosmopolite ( un chef jap', un bras droit black et des porte flingues latinos) est aussi l' histoire d'
un homme las par la vie et qui cherche un endroit pour mourir mais de façon la plus spectaculaire possible.
Au détour de
scènes bien trashouilles (tesson de bouteille dans l' oeil, tripes à l'air au couteau..) "Aniki, mon frère" développe aussi, et de manière surprenante, la complicité naissante (pourtant très mal
engagée) entre Yamamoto (Kitano stoïque mais vraiment génial) et la petite frappe Denny (bonne compo d'un Epps alors débutant).
Un sentiment renforcé qui fait écho au titre original du métrage ("Brother") et qui donnera lieu aux meilleurs passages du film (les deux potes hilares devant leur
jeu à ficelles comico-morbide sur un chef de truands, ou bien encore le dénouement qui sera une belle preuve d'amitié..) pour des persos qui à l'origine n'ont pas grand chose en commun
(marchant plus au feeling qu' autre chose, Yamamoto/Kitano n' ayant un anglais plus que limité).
Le prof zélé de "Battle
Royale" (chroniqué sur ce même site) ne faisant rien comme les autres, il ponctue son polar par des touches d'humour, parfois non sensique, souvent noir, mais toujours irrésistibles (le perso de
Kato et ses parties de foot/basket, les jeux absurdes de comptages entre Denny et son Nippon de Boss..).
Mais "Aniki, mon frère" suit sa ligne conductrice et reste un film dramatique avec bon nombres de scènes chocs qui pourraient faire rougir un Martin Scorcese (sacrifice du même Kato bien bloquant, ou bien encore un dévouement extrême d'un soldat à son nouveau patron..)
En traversant l'Atlantique Kitano n'a aucunement perdu son talent et garde sa force de frappe qui le caractérisait dans ces oeuvres japonaises. "Aniki, mon frère.." ne prend pas de gant avec sa "violence bulldozer" sans perdre de vue la psychologie de ses personnages, c'est tout à l'honneur du "Coluche asiatique".Vivement conseillé.
Mat Castle.
Mais là, violence pure, pas de problème....
j'ai souvenir d'avoir vu un film (réservoir dog) ou tout le long du film ce n'était que tuerie
Il va vraiment falloir que je le revois de nouveau.
Je sais pas si Marc se souvient des deux types qui étaient dans la salle avec nous!!Mdr!!
Me rapelle plus des 2 gars, je ne me rapellais même plus de mes "punching genoux", putain j' étais vraiment cinglé.........a pardon la petite voix dans ma tête me dis que j' ai pas changé......