Mardi 24 novembre 2009
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18:03
7 ANS DE MALHEUR.
Avec sa troupe, le docteur Parnassus offre à son public l'opportunité de traverser un miroir qui permet de concrétiser les rêves de chacun. Cependant, le docteur Parnassus cache aux siens un
secret terrifiant: Il a fait un pacte mille ans plus tôt avec le diable pour avoir l'immortalité.
Je l'attendais au tournant le père Gilliam avec
son "Imaginarium" et j'ai assisté à un spectacle des plus poétiques et beaucoup plus "accessible" que "Brazil" ou "Tideland" plus abstraits que cette histoire de "miroir des rêves". Le film nous
transporte certes dans des mondes imaginaires, mais les messages envoyés au spectateur lors des moments les plus "fous" sont plus directs qu'à l'ordinaire...peut-être pour ne pas perturber le
public?
Moins grave qu'un "Tideland" parlant de drogue et de taxidermie humaine, "L'imaginarium" peut se comparer à un "Charlie et la chocolaterie" pour adultes. Cependant, là où Burton suit une ligne
directrice bien définie, l'anglais va s'offrir le luxe de piquer la curiosité du spectateur sur le devenir incertain et inimaginable de ses protagonistes: Les flash-back et les passages entre la
réalité et l'imaginaire ( stylés "Alice au pays des merveilles") formant les couloirs du labyrinthe scénaristique de Gilliam.
Terry Gilliam est un réalisateur
maudit et avec ce dernier long-métrage la malédiction s'est encore invitée à table avec la disparition prématurée de son acteur principal, Heath Ledger qui excelle devant la caméra. Ne se
décourageant pas le moins du monde Gilliam s'est acharné à terminer son oeuvre en s'octroyant les services de trois acteurs de renom pour les scènes de mondes imaginaires: Johnny Depp, Jude Law et
Colin Farrell.
Disons le de suite, c'est ce dernier qui remporte la plus belle part du gâteau et qui crève l'écran dans une interprétation des plus colorée. Gilliam nous a quand même concocté un casting de
"gueules" avec Lily Cole qui joue la fille de Parnassus, Verne Troyer le liliputien, et Tom Waits dans le rôle de Mister Nick "le diable". Seules ombres au tableau, un Andrew Garfield sans charisme
et un Christopher Plummer en Parnassus fatigué...trop peut-être!!
Le tout est magnifique même si au niveau
des effets spéciaux on peut voir quelques lacunes ( Démodés?) qui n'entachent pas vraiment l'histoire car l'exercice de Gilliam n'est pas d'en foutre plein les yeux mais plein la tête.
Alors sans aucun doute Gilliam manque de moyens (financiers!) pour rendre le tout plus majestueux et aussi d'une bande-son qui se révèle bien palote au regard de l'histoire proposée ( Un Elfman
aurait été bénéfique!!) mais "L'imaginarium du docteur Parnassus" reste un très beau film avec quelques touches délirantes vraiment personnelles de l'ancien "Monty Python".
Espérons que le film soit rentabilisé car ce serait vraiment dommage que Gilliam ne puisse plus offrir son univers à notre monde peuplé de blockbusters apocalyptiques.....sans rêves.
Bruce Kraft.
Par Bruce Kraft
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Publié dans : Films
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